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It's a free world

 
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It's a free world
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Melnitz



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Beitrag It's a free world Antworten mit Zitat
Der neue Film von Ken Loach - "It's a free world" - muss sehr sehenswert sein. In der Schweiz ist er m.E. noch nicht in den Kinos angelaufen, aber in Frankreich läuft er seit dem 2. Januar. Auf dem (altbekannten) Trotzkisten-Forum der LCR (Ligue communiste révolutionnaire) habe ich eine Rezension und ein Interview mit Ken Loach gefunden:

Rezension:

Zitat:
It's a Free World , de Ken Loach :

Deux ans après Le Vent se Lève ( l'histoire de la lutte de liébration de l'Irlande ) , Ken Loach nous revient , cette fois dans le lieu de nombre de ses autres films , l'Angleterre post-Thatcher , celle de Blair et Brown .
Au menu , le résultat de 25 ans de destruction de tous les acquis sociaux , de casse des syndicats , de privatisations et de précarisation généralisée pour tous les travailleurs .
Dans ce contexte morose , Angie , mère de famille célibataire , enfant d'ouvriers , décide , après 30 boulots différents , de ne plus compter que sur elle-même et de monter sa propre entreprise , une agence d'intérim , en compagie de sa collocataire , voyant des opportunités dans la présence à Londres d'un grand nombre d'immigrés ( en particulier des pays de l'Est ) à la recherche d'un travail .

Très vite , les belles intentions ( "J'essaye de leur donner une chance ",se justifie t-elle ) cèdent le pas à la logique gestionnaire et capitaliste , et Angie court après les profits immédiats .

La conversion au libéralisme de cette fille de la classe ouvrière que nous dépeint Ken Loach est effrayante : heures de travail non-payées , charges sociales non déclarées qu'elle se met dans la poche , bien évidemment aucun droits pour les salariés ( dont une partie de sans-papiers ) qu'elle exploite , mais également mépris , violence verbale , mise en concurrrence des travailleurs les uns avec les autres , et racisme , jusqu'à faire expulser des sans-papiers pour atteindre ses objectifs .

Malgré ce portrait à la limite de la monstruosité , Ken Loach se garde de porter un jugement purement moral sur son personnage . A travers de rares éclairs d'humanité de celle-ci , il nous fait comprendre qu'Angie est avant tout le produit d'un système , le capitalisme , et que c'est à celui-ci qu'il faut s'attaquer .

Ce film est exemplaire , à voir sans faute !


Interview:

Zitat:
Laura Laufer: Le personnage d’Angie complexe, séduisante, sympathique commet peu à peu de belles saloperies!
Ken Loach: Elle vient de la classe ouvrière, mais virée d’un travail qu’elle fait aussi bien que son patron, elle en a assez d’être victime et décide de monter son agence d’intérim spécialisée pour les immigrés. Dans ce but, elle doit gagner de l’argent, faire des choses illégales: elle encaisse les charges sociales, mais ne les déclare pas. Elle trouve le moyen de sous - louer des pièces aux travailleurs, et peu à peu faire de l’argent devient obsessionnel. Ceux qui agissent ainsi ne voient les travailleurs que comme un moyen d’atteindre leur but. C'est ça la moralité des affaires. Angie n’agit pas de manière atypique, elle à l’image des entrepreneurs de son temps, ce qu’elle fait est inhérent à la logique du profit.

Laura Laufer: Angie vient de la classe ouvrière mais choisit le camp adverse; par contamination idéologique. Rose son associée veut payer les travailleurs mais Angie non, parce que «c’est un monde libre».
Ken Loach: C’est ce que le monde dit : tout est marché. Angie est dans le coup. Rose n’accepte pas la logique du profit. Elle n’agit pas en femme d’affaires au contraire d'Angie qui agit en conformité avec le monde capitaliste.

Laura Laufer: Angie reçoit aussi les coups de ceux qu’elle exploite. La violence des rapports sociaux paraît amplifiée parce qu’Angie est une femme.
Ken Loach: Les immigrés sont tellement arnaqués, escroqués, volés dans le marché européen. Il y a une telle exploitation! Pour son profit, Angie est prête à leur faire subir toutes les brutalités du système...Cette violence qu’ils emploient à leur tour est humaine. C’est la colère qui fait agir ici.

Yvan Guimbert: Hormis la scène dans la cuisine de la famille iranienne, nous ne sommes jamais dans l'intimité des immigrants, jusqu'à en être séparés par une barrière, symbole des frontières européennes, rejetés de l'autre côté .
Ken Loach: Oui, c’est cela la perspective d’Angie : la séquence dans la cuisine permet de rendre leur humanité aux immigrants. Tout est compris dans la dernière scène du film, où Angie demande son nom à la femme ukrainienne qui lui tend son argent, ce qui en fait enfin un être humain, et non plus une simple marchandise.

Yvan Guimbert: A propos du nouveau traité européen, on a beaucoup parlé du plombier polonais, mais dans ce film le Polonais, c’est une infirmière, un instituteur, ...
Ken Loach: C’est l’effet direct du capitalisme sur ces sociétés qui voient leurs travailleurs les plus talentueux partir : à l'université de Londres, des ingénieurs et des avocats font le ménage ; ils sont venus seuls, laissant leurs enfants dans leur pays à qui ils envoient de l'argent. Ils sont souvent logés à huit ou neuf dans des chambres sordides qu'ils payent 80 euros par semaine et par personne, leur laissant moins que le revenu minimum, et ne sortent qu’une fois par semaine pour aller au supermarché. Les Anglais refuseraient ces conditions d'esclaves économiques mais ne se battent pas pour les immigrés, laissant les patrons gagner bien plus d’argent avec les immigrés, tout en contribuant au chômage. Et ça fait le lit de l’extrême droite et du racisme. Tout cela étant bien sûr soutenu, financé, par nos gouvernements : c’est toute l’hypocrisie du système qui promulgue des lois, mais ne se donne aucun moyen de les faire appliquer, ayant absolument besoin de ce travail sous-payé sur lequel il repose.

Yvan Guimbert: Ce système offre un mirage à Angie ; il lui fait croire que, bien qu’issue elle-aussi de la classe ouvrière, elle peut s'en sortir en devenant à son tour exploiteuse.
Ken Loach: Elle est un petit maillon de la chaîne, mais en première ligne car la bourgeoisie ne peut pas régner seule et a besoin de gens comme Angie pour organiser la concurrence entre les travailleurs, et non pas les laisser lutter contre le capitalisme.

Yvan Guimbert: Quelques mots sur la situation politique en France et en Grande Bretagne. Que pensez-vous du projet de la LCR de construire un nouveau parti anticapitaliste?
Ken Loach: Il y a une vraie crise de représentation de la classe ouvrière. En Grande Bretagne nos principaux partis sont tous pour le libéralisme, alors que dans notre soi-disant démocratie, la grosse majorité de la population n'a pas de représentant politique. J’ai soutenu Respect,; maintenant Respect a éclaté car malheureusement la direction du SWP n’était pas préparée à sortir de son immobilisme. Mais cette crise était très nécessaire et la plupart des indépendants ont rejoint le Respect Renewed et pour la première fois nous allons avoir un journal. C’est très positif et ça va être la vraie alternative aux autres partis, comme ce que vous êtes en train de faire en France avec le nouveau parti anticapitaliste. Vous avez compris en France que c'est indispensable, et vous avez tous mes voeux de réussite !

Propos recueillis par Yvan Guimbert et Laura Laufer


Für Wort-Übersetzungsprobleme steht Leo gerne zur Verfügung. Sollten ganze Passagen unklar sein, bitte hier posten - ich werde bei der Übersetzung gerne behilflich sein.
15. Januar 2008, 02:26 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden
Käptn Kiff



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babelfish-übersetzung (am anfang sehr beschissen, wird aber besser (die übersetzung, nicht der film)):
tönt nach einem sehr interessanten film, merci melnitz.

It's a Free World, de Ken Loach: Zwei Jahre nach dem Wind heben sich auf (l'histoire vom iébrationskampf von l'Irlande), Ken Loach uns kommt zurück dieses Mal im Ort der Anzahl seiner anderen Filme, l'Angleterre post- thatcher, jenes von Blair und Brown. Am Menü das Ergebnis von 25 Jahren Zerstörung aller sozialen Errungenschaften, Zerschlagens der Gewerkschaften, Privatisierungen und Verschlechterung, die für alle Arbeiter verallgemeinert wurde. In diesem moroseen Zusammenhang, Angie, beschließt ledige Familiemutter, d'ouvrierskind, nach 30 anderen Arbeiten, nicht mehr zu zählen, daß auf sich selbst und sein eigenes Unternehmen, eine compagie Agentur d'intérim, die in aufzurichten, von seinem collocataire Gelegenheiten in der Anwesenheit in London d'un sehen, große Zahl d'immigrés (insbesondere von den l'Est-Ländern) an der Forschung d'un Arbeit. Sehr schnell geben die schönen Absichten ("J'essaye ihnen ein Glück zu geben " rechtfertigt sich dies), der Verwaltungs- und kapitalistischen Logik den Schritt nach, und Angie läuft nach den unmittelbaren Profiten. Die Umstellung auf den Liberalismus dieses Mädchens der Arbeiterklasse, die wir schildern Ken Loach, ist effrayante: Nicht- gezahlte Arbeitszeiten, Soziallasten, die nicht qu'elle erklärt wurden, stellen sich in der Tasche, offensichtlich keinen Rechten für die Lohnempfänger (darunter ein Teil der Personen ohne Ausweispapiere) qu'elle nutzen, aber ebenfalls Verachtung, mündliche Gewalt, gestellt in concurrrence der Arbeiter eine mit den anderen und Rassismus jusqu'à, Personen ohne Ausweispapiere ausstoßen zu lassen, um seine Zielsetzungen zu erreichen. Trotz dieses Porträts an der Grenze des monstruosité hütet sich Ken Loach, ein rein moralisches Urteil über seine Persönlichkeit zu fällen. Durch seltene d'humanitéblitze derselben läßt er uns umfassen qu'Angie ist vor allem das Produkt d'un System, der Kapitalismus, und den c'est an diesem qu'il notwendig ist s'attaquer. Dieser Film ist beispielhaft, ohne Fehler zu sehen! Interview: Zitat: Laura Laufer: Die Persönlichkeit von Angie verunsichert, verführerisch, sympathisch begeht nach und nach schöne Drecke! Ken Loach: Sie kommt von der Arbeiterklasse, aber überwiesen von einer Arbeit, die sie genauso wie ihr Besitzer macht, hat sie davon genug Opfer zu sein und beschließt, ihre für die Immigranten spezialisierte Interimagentur aufzurichten. Zu diesem Zweck muß sie Geld gewinnen, illegale Sachen machen: sie verpackt die Soziallasten, aber sie erklärt nicht. Sie findet das Mittel von unter - Stücke an den Arbeitern zu mieten und nach und nach Geld wird zu verdienen Zwangs-. Jene, die so handeln, sehen die Arbeiter nur als ein Mittel, ihr Ziel zu erreichen. C'est das die Sittlichkeit der Angelegenheiten. Angie handelt nicht atypisch sie am Bild der Unternehmer seiner Zeit, das, was sie macht ist der Logik des Profits inhärent. Laura Laufer: Angie kommt von der Arbeiterklasse, aber wählt das gegnerische Lager; durch ideologische Verschmutzung. Rose will seine Geschäftspartnerin die Arbeiter, aber Angie zahlen nicht, weil "es eine freie Welt ist". Ken Loach: Es ist das, was die sogenannte Welt: alles gegangen ist. Angie ist im Hieb. Rose akzeptiert die Logik des Profits nicht. Sie handelt nicht in d'Angie Angelegenheitsfrau im Gegenteil, die in Übereinstimmung mit der kapitalistischen Welt handelt. Laura Laufer: Angie erhält auch die Hiebe von jenen, die sie nutzt. Die Gewalt der sozialen Berichte scheint erweitert, weil Angie eine Frau ist. Ken Loach: Die Immigranten arnaqués so sehr betrogen geflogen auf dem europäischen Markt. Es gibt einen solchen Betrieb! Für seinen Profit ist Angie bereit, ihnen alle Brutalitäten des Systems erfahren zu lassen... diese Gewalt, daß sie sich ihrerseits Osten gebrauchen menschlich. Es ist der Zorn, der hier handeln läßt. Yvan Guimbert: Ausgenommen die Szene in der Küche der iranischen Familie sind wir nie in l'intimité der abgelehnten Einwanderer jusqu'à in die Wesen, durch eine Schranke, Symbol der europäischen Grenzen, l'autre Seite getrennt wurden. Ken Loach: Ja, ist es das die Perspektive von Angie: die Sequenz in der Küche erlaubt, ihre Menschheit an den Einwanderern zurückzugeben. Alles in der letzten Szene des Films enthalten ist, wo Angie um seinen Namen die ukrainische Frau bittet, die ihm ihr Geld spannt, was in der Tat schließlich ein menschliches Wesen und nicht mehr eine einfache Ware. Yvan Guimbert: In Verbindung mit dem neuen europäischen Vertrag hat man viel über den polnischen Klempner gesprochen, aber in diesem Film der Pole, es ist eine Krankenschwester, ein Lehrer... Ken Loach: Es ist die direkte Auswirkung des Kapitalismus auf diese Gesellschaften, die ihre talentiertesten Arbeiter weggehen sehen: an l'université von London machen Ingenieure und Rechtsanwälte den Haushalt; sie sind gekommen einzig, die ihre Kinder in ihrem Land lassen, an das sie senden l'argent. Sie werden oft an acht untergebracht, oder neu in schmutzigen Zimmern zahlen qu'ils 80 Euro pro Woche und pro Person, indem sie ihnen weniger lassen als das Mindesteinkommen und kommen nur einmal pro Woche heraus, um zum Supermarkt zu gehen. Die Engländer würden diese Bedingungen wirtschaftliche d'esclaves ablehnen, aber schlagen sich nicht für die Immigranten, indem sie die Besitzer lassen würden sehr mehr Geld mit den Immigranten gewinnen, indem sie zur Arbeitslosigkeit beitragen würden. Und das macht das Bett der extremen Rechte und des Rassismus. All das, der natürlich anhaltend ist, finanziert von unseren Regierungen: es ist die ganze Heuchelei des Systems, das sich Gesetze veröffentlicht, aber kein Mittel gibt sie anwenden zu lassen, die unbedingt diese unterbezahlte Arbeit benötigen, auf der er beruht. Yvan Guimbert: Dieses System bietet Angie ein Trugbild an; er läßt ihm glauben, daß, obwohl resultierend sie-auch von der Arbeiterklasse sie s'en herauskommen kann, indem sie seinerseits exploiteuse wird. Ken Loach: Sie ist ein kleines Glied der Kette, aber in erster Linie, denn das Bürgertum kann nicht herrschen einzig und benötigt Leute als Angie, um den Wettbewerb zwischen den Arbeitern zu organisieren und sie nicht, den Kapitalismus bekämpfen zu lassen. Yvan Guimbert: Einige Wörter auf der politischen Lage in Frankreich und im Vereinigten Königreich. Was denken Sie vom Projekt des LCR, eine neue anticapitalistepartei zu bauen? Ken Loach: Es gibt eine wahre Vertretungskrise der Arbeiterklasse. Im Vereinigten Königreich unsere Hauptparteien sind alle für den Liberalismus, während in unserer sogenannten Demokratie, dem großen Großteil der Bevölkerung n'a nicht ein politischer Vertreter. Ich habe Respekt unterstützt; jetzt Respekt ist explodiert, denn leider wurde die Direktion des SWP nicht vorbereitet, aus seiner Unbeweglichkeit herauszukommen. Aber diese Krise war sehr notwendig, und die Mehrzahl der Selbständigen hat dem Renewed-Respekt gefolgt, und zum ersten Mal werden wir eine Zeitung haben. Es ist sehr positiv, und das wird die wahre Alternative zu den anderen Parteien sein, was Sie dabei sind, in Frankreich mit der neuen anticapitalistepartei zu machen. Sie haben in Frankreich begriffen, daß unentbehrliches c'est und Sie all meine Erfolgswünsche haben! Von Yvan Guimbert und Laura Laufer gesammelte Absichten

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argumentum ad baculum
15. Januar 2008, 20:22 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden
Danger Mines!!



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Wohnort: süsch no was?!

Beitrag verpasst... Antworten mit Zitat
wollte den film eigentlich in frankreich schauen. haben uns dann aber für einen andern etschieden da wir nur die hälfte des eintritts zahlen mussten beim andern... *schluchts* wäre wohl gut investiertes geld gewesen. auch wenn der andere film recht lustig war... scheisse!!

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Und wie die antiken Staaten an der Sklaverei zugrunde gegangen sind, so werden auch die modernen Staaten am Proletariat zugrunde gehn. M.B.
16. Januar 2008, 22:01 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden
Melnitz



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@ DangerMines

Naja, er kommt hier auch noch ins Kino. Musst dich halt bis etwa März gedulden mr green
17. Januar 2008, 09:52 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden
Danger Mines!!



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Beitrag ich hoffe bin vorher schon wieder in frankreich :) Antworten mit Zitat
ist eh billiger. da geh ich doch glatt für euro 3.50 ins kino. und dann ist das kino noch vool geil altmodisch. echt der hammer.

hier kann ich mir den spass nicht leisten!! da geh ich doch lieber mal aufs internet schauen obs den nicht doch irgendwo zum saugen gibt...

apropos saugen: faaar, heeelp!!

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Und wie die antiken Staaten an der Sklaverei zugrunde gegangen sind, so werden auch die modernen Staaten am Proletariat zugrunde gehn. M.B.
17. Januar 2008, 11:24 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden
Melnitz



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WoZ zum Film:

Zitat:
Ken Loach
Die neuen Freiheiten

Von Pit Wuhrer

Mit «It's a Free World ...» hat der britische Regisseur einen Film vorgelegt, der den Wandel in Britanniens Arbeitswelt beschreibt - und die Politik ändern könnte.
Sie sind überall - in Pubs, auf Baustellen, in Fabriken und Bürogebäuden. Sie putzen in Banken, arbeiten auf Bauernhöfen, füllen in Supermärkten die Regale, schaufeln Löcher, reinigen Spitalkorridore oder zapfen Bier. Sie haben noch weniger Rechte als die fest angestellten Beschäftigten, erhalten kein Krankengeld, beziehen keinen Urlaub und können jederzeit gefeuert werden. Rund 1,4 Millionen TagelöhnerInnen stehen derzeit auf den Listen britischer Leiharbeits­firmen - und wahrscheinlich gibt es noch viel mehr.

Viele von ihnen stehen jeden Morgen in Hinterhöfen, Werkhallen oder Büros an und hoffen, dass ihnen die mehr oder weniger seriösen Zeitarbeitsfirmen ein miserabel bezahltes Tagwerk offerieren. Und viele von ihnen kommen aus den neuen EU-Mitgliedsstaaten im Osten Europas. Allein aus Polen haben 2,5 Millionen Arbeitsuchende eine britische Sozialversicherungsnummer beantragt.

Nicht alle dieser MigrantInnen jobben unter erbärmlichen Bedingungen; manche arbeiten auch als LehrerInnen, im Gesundheitswesen oder bei der nord­irischen Polizei. Andere jedoch, und deren Zahl geht in die Hunderttausende, haben weniger Glück - und das, obwohl sie in ihrer Heimat ebenfalls oft Lehrer, Ärztinnen oder PolizistInnen waren. Zu ihnen gehören nicht nur MigrantInnen aus Polen, Ungarn oder der Slowakei, die seit Anfang 2004 in Britannien einer Beschäftigung nachgehen dürfen, sondern auch auch die vielen abgewiesenen Asylsuchenden und illegalen MigrantInnen aus Nigeria und dem Iran, von Santiago de Chile bis Kiew. Ohne ihre «Flexibilität» und ohne ihre Ausbeutung käme London, das ökonomische Kraftwerk der britischen Dienstleistungsgesellschaft, innerhalb kurzer Zeit zum Stillstand.

Der zerschnittene Pole

Paul Laverty hat lange recherchiert. Er hat in Lagerhallen, auf Grossbau­stellen, in Werkstätten und Supermärk­ten nachgefragt und aufgeschrieben, was ihm die dort arbeitenden Tage­löh­ner­Innen erzählten: dass sie oft­mals um ihren Lohn geprellt werden; dass sich ein Schweisser aus Polen von zu Hause eine Schutzmaske schicken lassen musste, weil ihm sein Boss kei­ne zur Verfügung stellen wollte; dass ein junger Pole von einer Seilwinde in zwei Teile gefetzt wurde; dass sich ein Por­tugiese beim Sturz von einem Holztransporter das Rückgrat brach - und dass all jene, die vom Elend dieser neuen Arbeiterklasse profitieren, vom Staat nichts zu befürchten haben. Sie werden allenfalls verwarnt, wenn sie die Papiere ihrer Arbeitskräfte «nicht genau genug prüfen».

Laverty hat schon viele Drehbü­cher für Ken Loach verfasst - darunter «The Wind That Shakes the Barley» (2006, siehe WOZ Nr. 39/06), «Ae Fond Kiss» (2004), «Sweet Sixteen» (2002), «Bread and Roses» (1999), oder «Carla's Song» (1996). Aber nur selten skizzierte er die Arbeitswelt am unteren Rand der britischen Gesellschaft so faktenreich, realitätsnah, überzeugend und gleichzei­­tig so unterhaltend wie in Loachs neu­­em Film «It's a Free World …». Die Opfer der neuen Beschäftigungsverhältnis­se können mit der «unerträglichen Leichtigkeit der Story» wahrscheinlich we­nig anfangen, schrieb Laverty in der britischen Tagezeitung «Guardian» - aber um die Opfer ging es Laverty und Loach in diesem Film nicht, jedenfalls nicht in erster Linie.

Loach, der meist die Sicht von un­ten wählt, der bisher revolutionär-do­kumentarische («Big Flame», 1969), ausgelassen komische («Riff-Raff», 1990), historisch-politische («Land and Freedom», 1995) oder sozial be­drückende («My Name is Joe», 1998) Geschich­ten aus der Warte der Betroffenen erzähl­te, hat dieses Mal die Perspektive gewechselt. Nicht die Ausgebeuteten ste­hen diesmal im Mittelpunkt, sondern ei­ne Ausbeuterin, die selber Dutzende von Scheissjobs durchlitten hat, die im­­mer nur die «Fussabtreterin» gewesen war - und nun die Initiative ergreift.


Jederzeit billig

Angie (Kierston Wareing, vgl. Porträt in WOZ Nr. 9/08), die gerade mal wieder gefeuert wurde, und ihre Freundin Rose (Juliett Ellis) gründen im Hinterhof ihrer Stammkneipe eine Arbeitsagentur, die TagelöhnerInnen vermittelt. Sie engagieren sich mit grossem Elan («Endlich frei!») für ihr Geschäft («Wir können zu jeder Stunde billigste Arbeitskräfte liefern!»), und das läuft anfangs auch ziemlich rund. Doch dann häufen sich die Probleme, Wechsel platzen, manche ihrer Auftraggeber gehen in Konkurs, die TagelöhnerInnen rebellieren, weil die Bezahlung ausbleibt. Und Angie, die sich nebenbei auch noch um ihren elfjährigen Sohn Jamie kümmern sollte, rutscht von einer heiklen Situation in die nächste - bis sie nur noch betrügt und verrät.

Ihr Gegenpart ist nicht die Freundin (obwohl die von Anfang an am gemeinsamen Projekt zweifelt), sondern ihr Vater Geoff, der für Jamie sorgen muss und auf seine Klassenzugehörigkeit stolz ist. «Dir geht es doch nur um dich», hält er seiner Tochter vor, die von der Ellenbogengesellschaft thatcherscher Art geprägt wurde. Und: «Zahlst du den Leuten wenigstens den Mindestlohn?» Zwei Mal wiederholt er diese Frage, bis er von ihr die Allerweltsantwort bekommt: «Ich gebe ihnen zumindest eine Chance …». Geoff (hervorragend verkörpert von Colin Caughlin, der nie Schauspieler war, sondern als Gewerkschafter und ehemaliger Londoner Docker wie so viele DarstellerInnen in Loachs Filmen sich selber spielt) lässt Angie ihr Welt- und Selbstbild auf den Punkt bringen.

Doch Angie macht weiter, muss weitermachen. Als Rose ihr vorschlägt, den betrogenen ArbeiterInnen einen Teil des gemeinsamen Gewinns auszuzahlen, knallt sie ihr ein Geldbündel auf den Tisch - das kannst ja du tun, hier ist dein Anteil. «It's a free world.»

Diese Erzählperspektive haben Laverty (der für sein Skript den Drehbuchpreis der Filmfestspiele von Venedig 2007 gewann) und Loach mit Bedacht gewählt. Von der Arbeit der TagelöhnerInnen profitieren ja nicht nur irgendwelche SchurkInnen und alle, die billig einkaufen wollen. Auf zusehends prekäreren Beschäftungsverhältnissen beruht auch ein Gesellschaftsmodell, das knochenharte Konkurrenz, Unterdrückung und Egoismus als Fortschritt begreift - und das per Outsourcing und «Freistellung» immer mehr Lohnabhängige auf den Markt schleudert, die sich als Selbstständige durchbeissen müssen und, wie Angie, selbst verlieren.


Schaut Gordon Brown zu?

Vor über vierzig Jahren hatte Ken Loachs erster grosser Film «Cathy Come Home» für Furore gesorgt. Seine Geschichte einer obdachlosen Familie bewirkte damals weitreichende Änderungen in der britischen Sozialwohnungspolitik und verhalf der gerade gegründeten Obdachlosenorganisation Shelter zu einem fulminanten Start.

Wie «Cathy Come Home» lief auch «It's a Free World …» zuerst im Fernsehen. Vorletzte Woche debattierte das britische Unterhaus (nach mehreren vergeblichen Anläufen) erstmals ein Gesetz, das LeiharbeiterInnen mehr Rechte geben soll. Bisher hatte die Labour-Regierung von Gordon Brown alle EU-Ansätze zum Schutz der TagelöhnerInnen hintertrieben. Die Führung der Arbeiterpartei ist immer noch gegen eine Besserstellung, aber in der Fraktion rühren sich allmählich die HinterbänklerInnen. Vielleicht hat das ja nichts mit Loachs Film zu tun. Vielleicht aber doch.



«It's a Free World ...» von Ken Loach kommt am 13. März 2008 in die Kinos.

06. März 2008, 00:18 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden
far



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Heute Filmpremiere im Gotthard in Zug, Arthouse Alba in Zürich und in der Loge in Winterthur!

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Um einen Widerstand zu brechen, braucht es Gewalt, aber wenn der Widerstand hält, ist es die Gewalt, die zerbricht.
13. März 2008, 12:20 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden E-Mail senden
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28. Dezember 2008, 15:18 Benutzer-Profile anzeigen Private Nachricht senden E-Mail senden
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